Porte
Création/Exécution
Date de création
20e siècle, 1e moitié
Auteur
LE BONDIDIER Margalide
- Date de naissance1879
- Date de décès1960
Auteur
MUCHA Alfons
- Lieu de naissanceIvancice
- Date de naissance1860
- Lieu de décèsPrague
- Date de décès1939
Rôle de l'auteur
Auteur du modèle
Domaine
Architecture
Matière et technique
Bois
/ Décor incrusté
/ Peint
Mesures
Hauteur en cm : 224
/ Largeur en cm : 84
Inscriptions / marques
Type d'inscription
Marquage numéro d'inventaire
Emplacement
Sur l'objet
Transcription
LASCIATE OGNI CURA VOI CHE ENTRATE
Commentaire
Artiste majeure et co-fondatrice du musée pyrénéen de Lourdes, la plasticienne Margalide Le Bondidier (1879-1960) réalise dans la première moitié du XXe siècle cette porte en bois sculpté, incrusté et peint pour son cabinet de travail. L’avers est une libre réinterprétation de la célèbre affiche Lorenzaccio d’Alfons Mucha créée en 1896 pour la pièce Lorenzaccio d’Alfred de Musset, dont l’adaptation théâtrale fut portée par la tragédienne Sarah Bernhardt. Fidèle au manifeste du « style Mucha », caractérisé par un format vertical étroit et une stylisation de la ligne, Le Bondidier y figure la comédienne, Sarah Bernhardt, grandeur nature dans le costume sombre du prince éponyme de la Renaissance, s'apprêtant à assassiner le duc de Médicis sous le regard d’un dragon menaçant. Cependant, l’artiste s’approprie pleinement la composition en remplaçant les bandeaux publicitaires par des frises géométriques Art nouveau. Surtout, elle modifie la célèbre sentence de l'Enfer de Dante sur l’arc : « Lasciate one Esperanza, voi ch’entrate » devient « Lasciate ovni cura, voi che entrate ». Le terme speranza (l'espérance) devient cura (le soin, le traitement). Par ce jeu de mots lié à sa connaissance des plantes médicinales pyrénéennes, Le Bondidier transforme une sentence tragique, gravée sur le porte de l’Enfer, en un message optimiste, faisant de son seuil une porte de l’espoir. Peut-être que Margalide Le Bondidier concevait son cabinet comme un lieu de paix et de bonheur tant pour l’âme que pour le corps.
Au revers, l'œuvre révèle un décor sculpté en bas-relief d'une grande poésie, représentant sept hiboux et chouettes nichés dans des branchages. Associés à la figure d'Athéna, ces oiseaux nocturnes aux yeux incrustés et magnétiques symbolisent la sagesse et la protection, entrant en résonance avec la fonction de son cabinet. Entre la figure théâtrale de Sarah Bernhardt et le cabinet d'étude de Margalide Le Bondidier, cette pièce unique célèbre la rencontre transhistorique de deux femmes exceptionnelles, au carrefour de la création artistique et du rayonnement culturel. (Louise Papaix d'après Marielle Nicephor)
Numéro d'inventaire
60.246.1
Situation de l'objet
Non exposé
Statut administratif
60.246 Don manuel PILARGUE
Notes
Le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.
Crédits photographiques
Mairie de Toulouse, Musée des Arts Précieux Paul-Dupuy, cliché F. PonsFacettes
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- LE BONDIDIER Margalide
- MUCHA Alfons
- 20e siècle
- 20e siècle, 1e moitié
- Domaine par type de fonction
- Architecture
- Objets
- Artiste
- Artiste du spectacle
- Comédienne
- Matériau d'origine végétale
- Bois
- BERNHARDT Sarah
- Caractères généraux de la représentation
- Genre de la représentation
- Genre iconographique
- Représentation humaine
- La nature
- Animal
- Espèce animale
- Figures (les)
- Figures
- Figure
- Oiseau
- Rapace
- Hibou
- Termes généraux
- Peint
- Décor incrusté
